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La couleur du verre

Marie-Hélène Chopinet

Historiquement, les verriers ont toujours recherché deux extrêmes, le verre « extra-blanc » de couleur proche de celle du cristal de roche et les verres très colorés proches des pierres précieuses. Nous verrons comment ont été et sont encore résolus ces deux problèmes : Le premier par le choix des matières premières, la fixation de l’état d’oxydoréduction du verre et l’addition d’espèces de couleur complémentaire. Le second par l’exploitation des cations de transition (complexes colorés du cobalt, du fer,…), la formation de couples anion – cation susceptibles de donner naissance à un phénomène de transfert de charge absorbant la lumière visible, et enfin, la formation au sein du verre de nanoparticules métalliques de cuivre, d’or ou d’argent elles aussi absorbantes dans le visible. Nous constaterons aussi que la nature désordonnée du matériau a une influence non négligeable sur la pureté des teintes accessibles. Certaines colorations sont en outre actuellement quasiment impossibles à réaliser parce que les colorants sont trop toxiques (Cadmium ou CrVI par exemple). Dans des cas de ce genre, la seule possibilité est parfois la réalisation de couches organiques ou minérales, le verre n’étant plus alors que le substrat.

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MOSAIQ