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c, \hbar , G : trois problèmatiques du temps, de l’inertie et de la matière

Jean-Pierre Provost

Mercredi 12 mai 2010

Mercredi 12 mai, 11h salle C. Brot

Peut-on sans horloge définir le temps T de descente d’un marin du mât d’un bateau galiléen ? On verra que oui si on utilise une procédure "relativiste’’, et que cela conduit au ralentissement apparent  \tau = T \sqrt{1 - v2} de son activité quand la vitesse v du bateau approche la limite c = 1.

Si Maupertuis avait connu cette marine, il aurait certainement introduit la masse (de Newton) par le principe d’activité "\Sigma m \tau maximum" et fait de la matière (à la Leibnitz) le moteur du temps. Comme on le discutera, le nombre A = m \tau (phase quantique si  \hbar = c =1) compte les phénomènes non inertiels si l’inertie est caractérisée par la vitesse v = c (A=0) , et le paramètre affine de la relativité \lambda = \tau /  m mesure une surface d’espace temps dont G est l’unité (de Planck) naturelle.

On argumentera enfin que définir un espace (ensemble d’états de repos) implique un coût en temps qui permet d’expliquer heuristiquement la correction - G m_1 m_2 /r c^2 à l’addition des masses et le temps propre \tau = T (1+ \varphi / c^2) d’Einstein. \hbar disparait de ces formules, mais la gravitation et l’identité des masses inertielle et gravitationnelle n’en sont pas moins d’essence quantique.

Si le temps ne s’écoule pas trop vite, on pourra traduire les idées d’inertie/non inertie ci-dessus en équations (Weyl-Majorana, Dirac), ou établir à partir d’elles le principe d’équivalence, ou examiner quelques implications concernant une approche spinorielle de la gravitation.


ps : invité LPMC

Voir en ligne : http://www.imcce.fr/hosted_sites/te...