LPMC

Partenaires

CNRS UNS
UCA



Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Accueil du site > Séminaires > Archives > Année 2012 > François Peters

Une contribution à l’étude de quelques problèmes de rhéologie des suspensions

François Peters

Mercredi 22 février 2012

à 14h en salle C. Brot

Au cours de cet exposé, je présenterai certains des problèmes auxquels je me suis intéressé ces dernières années dans le domaine de la rhéologie des suspensions. Dans une première partie, je décrirai la rotation spontanée d’un objet isolant dans un liquide peu conducteur sous l’action d’un champ électrique continu, appelée rotation de Quincke. Je montrerai comment une suspension cisaillée soumise à un champ électrique voit les particules qui la constituent se mettre en rotation préférentielle dans le sens de la vorticité. Ceci provoque une modification des propriétés mécaniques de la suspension, qui se traduit par une baisse significative de sa viscosité. Notamment, je décrirai une expérience de rhéométrie locale par vélocimétrie ultrasonore qui a confirmé dans le cas d’un écoulement de type Poiseuille les mesures précédemment réalisées dans une géométrie de cisaillement simple. Je reviendrai ensuite à la rotation de Quincke d’un cylindre unique autour de son axe. En effet, la dynamique d’un tel système est régie sans approximation par les célèbres équations de Lorenz. Je décrirai l’étude expérimentale qui a confirmé l’existence d’un régime chaotique pour le rotor de Quincke. Dans une deuxième partie, j’évoquerai le domaine de la rhéologie des suspensions concentrées vers lequel nous nous sommes tournés depuis quelques années. Je parlerai des expériences de suivi de particules qui ont mené à des mesures de la microstructure induite par le cisaillement. A basse concentration, la qualité originale des données expérimentales a permis pour la première fois d’établir un lien direct et quantitatif entre microstructure et rugosité de surface des particules. Je montrerai également comment la fonction de distribution de paire évolue avec la concentration. J’évoquerai ensuite nos expériences de rhéométrie locale par PIV lors d’une inversion de cisaillement. Ces expériences nous ont permis de comprendre quantitativement le régime transitoire observé, en lien avec l’évolution de la microstructure.