LPMC

Partenaires

CNRS UNS
UCA



Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Accueil du site > Séminaires > Année en cours > Exposés de 1re année de thèse

Exposés de 1re année de thèse

Jeudi 23 juin 2016

à 11h, en salle C. BROT

11h — 11h20

Florent MAZEAS
Encadrants : Laurent Labonté, Sébastien Tanzilli

Ingénierie d’états quantiques sur puces photoniques intégrées
La confidentialité des données transmises est un enjeu crucial de notre société. La cryptographie quantique vient apporter des solutions dont la sécurité inconditionnelle repose sur les principes de la physique quantique, qui permet de révéler toute tentative d’espionnage. Après avoir introduit quelques notions d’optique quantique nécessaires pour la compréhension de cet exposé, je montrerai comment l’intrication, propriété remarquable de la physique quantique, est à l’origine des systèmes de communication quantique. Je discuterai ensuite des moyens expérimentaux permettant l’exploitation de cette propriété, et développerai le fonctionnement d’une source de paires de photons intriqués sur puce. Parmi les plateformes à notre disposition, le silicium émerge comme un candidat très prometteur. Cette technologie bien maîtrisée grâce à l’électronique s’oriente depuis peu vers la photonique quantique. M’étant concentré sur cette plateforme dans le cadre de ma première année, je présenterai les possibilités que le silicium offre, ainsi que ses applications potentielles pour la communication quantique. Enfin, je présenterai les perspectives pour mes deux années de thèse à venir, dont l’objectif à court terme réside dans l’intégration de plusieurs fonctions photoniques de base, à savoir le générateur de paires de photons, ainsi que des blocs de filtrage spectral et de routage spatial sur une même puce. Dans cette optique, je présenterai quelques résultats préliminaires concernant des filtres de Bragg intégrés permettant de rejeter le laser de pompe qui sert à générer les paires de photons.

11h20 — 11h40

Rime GANFOUD
Encadrant : Nicolas Sbirrazzuoli

Développement de résines polybenzoxazines et composites issus de la biomasse végétale
Les résines thermodurcissables sont utilisées dans beaucoup de domaines tels que l’automobile, l’aéronautique ou encore l’industrie du bâtiment. Parmi elles on retrouve principalement les résines phénoliques et les résines époxydes (appelées aussi époxy).

Les résines époxydes sont actuellement celles qui sont le plus commercialisées car elles possèdent d’excellentes propriétés thermiques et mécaniques et couvrent un large champ d’applications (revêtement de sol, colle, peinture, circuits imprimés,...). Depuis leur découverte dans les années 1940, environ 830 000 tonnes d’epoxy sont produites chaque année dans le monde. Elles rencontrent cependant certains inconvénients : leur préparation nécessite l’utilisation de composés pétro-sourcés qui peuvent être toxiques (bisphenol A), et leur polymérisation ne peut s’effectuer qu’en présence d’un catalyseur.

Depuis une dizaine d’années, le développement des résines polybenzoxazines (PBZ) est en plein essor. Les PBZ sont développées en tant qu’alternative aux résines epoxy, car elles possèdent des propriétés et applications similaires, et ont pour principal avantage de ne nécessiter aucun additif pour la polymérisation, celle-ci se faisant par activation thermique. Ces résines ont aussi d’autres avantages tels que : de ne libérer aucun sous-produits lors de la réticulation, et de présenter une température de transition vitreuse plus élevée que la température de polymérisation.

Ces travaux de recherches porteront sur le développement de PBZ bio-sourcées en utilisant des molécules issues de ressources renouvelables lors de la synthèse du monomère. Dans un premier temps, le cardanol, issu de l’huile de cajou, sera utilisé pour remplacer le phénol. Des composites seront également réalisés avec des renforts issus de la biomasse végétale. Différentes techniques d’analyse (spectrométrie de masse, RMN, IRTF, RX, MEB, calorimétrie différentielle à balayage (DSC), analyse thermogravimétrique (TGA), analyse mécanique dynamique (DMA)) seront utilisées pour caractériser les nouveaux monomères synthétisés, pour étudier et comprendre les mécanismes de la réaction de polymérisation de ces monomères, et enfin pour caractériser les polymères et les (nano)composites obtenus.