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Condensation et collecte de la rosée, applications à l’eau potable et aux données météorologiques

- Porteur : Medici Marie-Gabrielle

- Collaborateurs LPMC : Guittard Frédéric, Noblin Xavier, Celestini Franck

- Collaborateurs extérieurs : Beysens D. et Mongruel A. (Lab. PMMH/ESPCI), Royon L. (Lab. MSC, Université Paris Diderot - Paris 7)

- Description :

Condensation de la rosée, source potentielle d’eau potable

On estime la ressource en eau contenue dans l’atmosphère à 12 900 km3, dont 2% sous forme de nuages et 98% sous forme d’humidité (vapeur). Une partie de cette eau se condense au petit matin en rosée sous la forme de fines gouttelettes sur les objets plus froids que l’air ambiant.

Les premières études ont déjà permis de considérer la rosée comme une source potentielle d’eau potable alternative et /ou complémentaire.

Nous connaissons certaines caractéristiques bien spécifiques pour l’optimisation de la collecte :

  • une émission radiative importante dans l’infrarouge (afin de refroidir suffisamment la nuit),
  • une bonne hydrophilie (si l’on veut que l’eau forme un film sur la surface),
  • ou au contraire une bonne hydrophobie si on veut favoriser la formation de gouttelettes qui en dévalant le long du substrat balayeront les gouttes sur leurs sillages laissant vierge le substrat, apte à une nouvelle condensation.

D’autres paramètres sont pour encore moins bien maîtrisés : structures complexes (alliant de manière ad hoc le caractère hydrophile/hydrophobe des revêtements), la rugosité, etc. Ce projet a pour but d’optimiser la collecte en traitant les surfaces de grande taille de manière pertinente, tirant profit de la recherche en aval concernant les processus de mouillage sur des surfaces complexes, microstructurées.

Corrélation entre collecte de rosée et données météorologiques

Le défi de concevoir la rosée comme une source potentielle d’eau potable alternative et /ou complémentaire est d’envergure.

Daniel Beysens au travers de l’association d’OPUR a déjà participé à l’installation d’une dizaine de condenseurs de rosée combinés à des stations météo partout dans le monde (Inde, Maroc, Croatie, France). Nous venons d’installer un nouveau dispositif à Nice comprenant, en sus, une mesure d’humectation (mesure semi-quantitative de la condensation).

Les données récoltées sur ces dispositifs vont permettre de corréler la quantité de rosée collectée et les données météo locales, conduisant à grande échelle à une cartographie mondiale de cette nouvelle ressource d’eau.

Mots-clés

Fluides & Matériaux Complexes, Fluides Complexes